En 1971, l'humoriste Jean Yanne donnait sa définition du tabou dans l'humour, expliquant comment une plaisanterie pouvait être perçue différemment selon la personne à laquelle on s'adresse.
« Tout est tabou. Exemple, je suis quelque part, à la télévision, et les spectateurs sont là. [Dans le public], il y a un cordonnier. Le lundi, je fais une émission contre les juifs, [le cordonnier rigole]. Le mardi, je fais une émission contre les anciens combattants, [le cordonnier trouve ça marrant], le mercredi contre les noirs, le jeudi contre les riches, contre la gauche, il se marre toujours. Contre la droite, contre les militaires, contre les curés, il [apprécie toujours]. Lorsque je me fous des cordonniers, il réagit : "Quoi ?! Salaud, monsieur, vous avez oser dire du mal des cordonniers ?!?"»